Le poney était une peluche, c’est maintenant un copain d’exploits.

Les cavaliers sont autonomes au pas,au trot, de plus en plus à l’aise au galop. La technique et le vocabulaire équestre s’intègrent progressivement dans les séances.

L’apprentissage se fait toujours par le biais de jeu, mais aussi par de petits exercices « pour faire comme les grands » qui, loin de les rebuter, les stimulent et les valorisent.C’est le début des jeux d’équipe et des performances.

Ceux qui ont débuté en baby-poney peuvent être demandeurs de ce type de séance dès cinq ans, ceux qui commencent plus tard y viendront vers six ou sept ans. Encore une fois, à chacun son rythme.

La priorité reste le plaisir, plaisir de jouer ou plaisir de réussir. Les enfants se montrent curieux devant les séances d’éthologie des grands, commencent à comprendre le comportement des poneys et sont fiers d’être impliqués dans leur dressage.
Flamme est arrivé au club il y a quelques semaines seulement, alors il ne sait pas encore tout faire, mais il est très gentil. C’est moi qui le monte aujourd’hui. Pour l’instant on est en reprise, alors je fais attention à mes distances car il veut toujours coller le poney de devant. J’aime bien quand il trotte, car il va vite et s’arrête dès qu’on lui dit. Par contre il n’est pas encore très à l’aise au galop alors je ne galope pas longtemps pour l’habituer petit à petit. Après le galop on fait un parcours en relais ,avec un slalom, un couloir et une balle à attraper. Il faut passer un par un et c’est difficile de séparer Flamme des autres poneys. Au deuxième essai ça va mieux, il a compris qu’il retrouvait ses copains à la fin du parcours. La troisième fois, plus de problème, Sylvie est fière de nous, on fait la « pause gratouilles ». Comme il pleut on ne peut pas faire la promenade, alors on choisi le jeu qu’on veut : « le loup ! »

Avant de descendre du poney, on révise pour passer le galop 1 aux prochaines vacances. Je montre le toupet, la croupe(fastoche), les antérieurs (zut, c’est devant ou derrière ?), le garrot, et puis on revoit les robes. Sultan et Diamant sont bai, Tomy alezan, Prunelle noire et Papillon gris clair, même s’il devient de plus en plus blanc. Je rentre à l’écurie, je desselle et je refais un pansage à mon poney : d’abord l’étrille, puis le bouchon, la brosse douce pour la tête et le cure-pied.

Dimanche prochain, c’est la fête du cheval, il y a plein de gens qui vont venir voir le club et ceux qui veulent pourront essayer de monter. Les grands vont faire un carrousel et une démonstration d’éthologie. Sylvie m’a demandé si je voulais participer pour montrer les poneys et j’ai dit oui. Je vais monter à poney devant tout le monde !
Parmi les cavaliers poneys, ce sont « les grands ». Ceux qui préparent leur poney tout seuls. Ceux qui savent galoper à plusieurs et qui commencent à faire des sauts (d’au moins vingt centimètres). Ceux qui parlent « comme les grands des chevaux », de marcher à main droite, de voltes, de diagonale et de transitions. Ils participent aux animations du club et s’engagent dans l’équitation en passant leur galop 1. En fait, ils font tout ce que font les grands, mais à poney.

De temps en temps, pendant les vacances, ils montent un grand, un double poney du troupeau des chevaux. D’ailleurs ils ne semblent pas si petits que ça là-haut, ils y sont même plus à l’aise que sur Tomy qui est devenu trop petit. C’est qu’ils ont bien grandi pendant l’année. La rentrée de septembre se fera-t-elle à cheval ?

Ils observent beaucoup l’environnement du club, s’imprègnent de ce que font les grands et prennent plaisir à rester sur le centre, même longtemps après leur séance. Et puis l’éthologie, ça fait rêver !, Java qui suit Emilie en liberté, Sylvain et Primo qui sautent sans rênes. Est-ce qu’on est assez grand pour commencer ? Un peu de patience, bientôt.