Proposée à partir de 18 mois avec accompagnement des parents, l’activité baby-poney est un terrain d’exploration rêvé pour les tout-petits

Ils vont pouvoir découvrir et tester leurs sens, leur corps et leurs capacités, tout en étant réconfortés par la présence des parents et le côté peluche des poneys.

D’abord le poney-club ce sont des odeurs : la paille, le foin, la sciure, le poney, le cuir, l’herbe, même le fumier sent bon (mais si). Et puis c’est du toucher : les poils sont doux, les crins sont raides, les naseaux soufflent du chaud sur les doigts, le cuir est lisse. Et puis il y a les brosses qui grattent, d’autres qui piquent, des grandes et des petites. La selle est lourde, les rênes sont légères. Ce sont aussi des sons : les sabots qui claquent, les oiseaux, le vent, les hennissements, le tracteur, le ruisseau, les poneys qui mangent.Et puis bien sûr tant de choses à voir. Et tant de choses à faire.

Quand je suis sur mon poney je suis presque aussi haut que les grands. C’est moi qui lui dit d’avancer, et quand il marche je dois trouver mon équilibre. Et puis j’apprend à bouger sur mon poney, j’arrive à lâcher les mains, je montre ma tête, mon cou, mes oreilles, mes pieds(c’est dur il faut se pencher). Et mon poney, est-ce qu’il a des oreilles ? Elles sont loin devant mais je peux les toucher, elles sont pointues. La queue est loin derrière, c’est plus dur de l’attraper (sauf si je m’assois à l’envers). Parfois je fais comme au cirque : je tourne sur mon poney, je me met debout, à genoux, je fais même du toboggan sur ses fesses. Maintenant que je suis à l’aise, je peux attraper les jouets, il y a des balles, des anneaux, des formes à assembler, des pinces à linge. Mais pour aller les chercher je dois aller « de ce côté », puis « de l’autre côté ». Je peux choisir les couleurs, je commence à compter, je partage les jouets avec les autres enfants.

Pendant la promenade je ramasse des feuilles et des fleurs que je mets dans la crinière de mon poney, je vois les grands cavaliers qui montent sur les chevaux avec Thierry. Ils galopent vite ! Parfois ils sautent des obstacles, c’est beau , j’aimerais bien faire comme eux. Et puis il faut rentrer à l’écurie. C’est moi qui range les affaires de mon poney (sauf quand c’est trop lourd) et puis je lui dis au revoir pour qu’il pense à moi jusqu’à la prochaine fois.

Sans y penser, les baby cavaliers vont améliorer leur équilibre bien sûr, mais aussi le maintien de leur dos, leur coordination, leur compréhension. Les jeux les amènent à s’orienter dans l’espace, ils améliorent leur latéralisation, maîtrisent le loin et le près, ici et là-bas, devant et derrière. Ils se sociabilisent, partagent les jeux et les poneys, s’échangent quelques mots, le poney devient un lien pour aborder plus facilement l’approche des autres. C’est un nouveau support pour apprendre les couleurs, les formes, les postures, compter. Et c’est surtout un formidable moteur d’autonomie.

Une phrase prononcée d’une petite voix pourtant impérieuse retentie souvent dans le manège baby : « Moi tout seul ! »

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